Mécanismes
samedi 30 mai 2009 par 7numbers
LES OCCURRENCES
Le procédé s’appuyant sur la mise en résonance directe, exposé précédemment, à le mérite de la simplicité, mais il pourrait s’avérer que les finalistes disposent du même nombre de lettres.
Nous allons de nouveau utiliser l’analogie entre l’arithmologie et les sondages d’opinions.
Comparativement à un sondage, la petite étude précédente correspond à une question du genre « Pour qui voterez vous le jour du scrutin ? ».
Mais, par professionnalisme, les instituts de sondages, reformulent cette question principale en questions subsidiaires, par exemple :
Qui vous parait le plus apte à garantir votre pouvoir d’achat ?
Qui réglerait le mieux le problème du logement ?
Qui serait le plus efficace pour traiter l’insécurité ?
Qui serait le plus représentatif à l’étranger ?
Qui conduirait le mieux les réformes ?
Qui…qui…
En arithmologie, nous disposons également de questions subsidiaires, dont le but est d’affirmer ou d’infirmer ou de nuancer la question principale.
Nous classons ces suites, sous le terme D’OCCURRENCES.
Dans la vie, les occurrences se manifestent, tant avec les nombres que avec les lettres.
Commençons par la loi des nombres « anormaux », dite loi de Benford. Au départ, c’est un certain Simon Newcomb qui, prenant conscience par observations, de l’usure donc, de l’utilisation des premières tables des logarithmes, note la progression d’usure, du 9 vers le 1
Franck Benford, vers 1940, enregistre des milliers de relevés : longueur des fleuves, surfaces et volumes divers, cours de la bourse ….(relevés statistiques ).
Constat : l’occurrence d’apparition des nombres est la suivante :
Le 1=30,1% Le 2=17,6% Le 3=12,5% Le 4=9,7% Le 5=7,9% Le 6=6,7% Le 7=5,8% Le 8=5,1% Le 9=4,6%
Il apparaît donc que, dans la vie courante, le nombre 1 représente une utilisation de 30,1% quand le nombre 9 se limite à une utilisation de 4,6%
A priori, les nombres de 1 à 9, devraient avoir la même occurrence d’apparition puisque, logiquement, il n’y à aucune raison pour qu’il n’en soit pas ainsi.
Un exemple spécifique : le tableau d’occurrence d’apparition dans la Bible de Jérusalem Le 1 =1292 fois. Le 2=1065 fois. Le 3 =523 fois. Le 4 =279 fois. Le 5 =253 fois. Le 6 =148 fois. Le 7 =507 fois. Le 8 =73 fois. Le 9 =50 fois.
Le seul nombre qui ne répond pas à la progression est le nombre 7 (nombre très particulier qui fera l’objet d’une étude à part).
L’ANALYSE FREQUENTIELLE : au 9ème siècle, al kindi Abu yussuf ya qub ibn is haq ibn as sabbah oomram ibn ismail, s’intéresse au décryptage des textes. Il a observé que les lettres de l’alphabet ne sont pas réparties en quantité identique dans un texte. Les systèmes de codage de l’époque sont souvent élémentaires. D’un commun accord, l’émetteur et le récepteur, décalent les lettres de l’alphabet. En France, cela donnerait par exemple : A devient B qui devient C … Ou bien, l’alphabet est utilisé à l’envers : A devient Z, B devient Y... Al kindi relève la fréquence d’apparition de chaque lettre dans des textes divers, non codés.
Après un relevé méticuleux, il conclut que les lettres ont bien une fréquence d’apparition qui est propre à chaque lettre et traduisible en %, ainsi que les syllabes. Des lors, avec sa grille de correspondance, il parvint à décoder tous les textes.
Bien entendu, avec une langue vivante, la grille de correspondance à besoin d’être ré étalonnée régulièrement : l’apport de mots nouveaux dus au franglais et à l’immigration doit être pris en compte.
Fréquence d’apparition de chaque lettre, exprimée en %.
A = 9,42 B = 1,O2 C =2,64 D =3,39 E =15,87 F =0,95 G =1,04 H =0,77 I =8,41 J =0,89 K =0,001 L =5,34 M =3,24 N =7,15 O =5,14 P =2,86 Q =1,06 R =6,46 S =7,9 T =7,26 U =6,24 V =2,15 W =0,001 X =0,30 Y =0,24 Z =0,30
Nota : si la répartition des lettres était homogène, soit, environ 4 %, pour chaque lettre, la richesse du Nommé, donc sa force, serait très limitée. Essayer de composer des mots, et à fortiori des phrases, avec une répartition homogène des lettres : c’est impossible.
L’occurrence est un désordre nécessaire à l’ordre que constitue le Nommé.
Le Verbe, créateur de l’homme, à besoin de ce désordre. La création est un désordre.
Les tableaux d’occurrence : IL existe des grilles de correspondance élaborées sur de nombreux thèmes. Les prénoms, les noms propres, les noms commerciaux et les noms de nos présidentiables, pour ne citer que quelques exemples.
Les prénoms : doivent être étudiés sur une période donnée, car ils sont soumis aux aléas de la mode. Si vous relevez 30 fois Jules et 1 fois Ursule, c’est ainsi qu’il faut les comptabiliser.
Les noms propres : Ne sont pas soumis a la mode mais a l’apport de l’immigration. Une grille élaborée pour Neuilly ne convient pas pour Sarcelles.
Les noms commerciaux : sont inféodés au produit ou au service, ainsi qu à la gamme d’âge et à la classe sociale. La création d’un nom de produit laitier pour enfant, ne répond pas aux mêmes critères que la création d’un nom de véhicule tout terrain.
Exploitation différée des occurrences : un exemple.
EN 1806 Emmanuel Duvillard, économiste suisse, publie une table de mortalité dont voici un extrait :
Pour 1000000 de personnes, nées à cette époque :
551122 seront encore vivantes 10 ans plus tard.
502216 20
297070 50
34705 80
3830 90
Le Québécois Morrisson s’est intéressé, en tant qu’arithmologue, à cette table mortalité, qu’il a transformée, en table d’espérance de vie.
Ses premiers travaux ont consisté à repérer les paramètres favorables, parmi lesquels nous recensons : Marié, rural, propriétaire, enseignant… Bien évidemment, un second tableau, opposé au premier, relève les paramètres défavorables : célibataire, citadin, locataire, ouvrier… Il existe des statistiques sur à peu près tout, mais Morrisson s’est volontairement limité à 80 paramètres. Problème : l’informatique en était à ses balbutiements et les tableaux de Morrisson sont complexes à manipuler.
De surcroît, les paramètres évoluent en fonction du contexte. Exemple : une femme, mariée, rurale, (trois paramètres favorables à une bonne espérance de vie ). Il est indispensable de corriger avant de conclure, car, le fait de vivre à la campagne, fait supposer que le soir, une seconde journée de travail commence. Par contre si cette femme est célibataire, rurale et enseignante elle est avantagée par rapport à une femme, célibataire, citadine et enseignante.
Morrisson est arithmologue est non pas sociologue. Il complète son étude en travaillant sur deux tableaux : Décédé après 90 ans. Décédé avant 60 ans.
Il relève les noms et les prénoms et les dates de naissance (appelé en arithmologie composante existentielle) de milliers de personnes. Et conclu : La composante des 90 ans répond à une organisation arithmologique. La composante des 60 ans répond à une autre organisation.
Anecdote : Un économiste italien, Lorenzo Tonti, mit au point, un système de retraite : La Tontine . Principe : Au sein d’un groupe d’épargnants, la part des associés qui meurent, est répartie entre les survivants. Des coquins ont mis au point des Tontines qui tiennent compte des travaux de Morrisson.
Criminologie : Une arithmologue (partiellement autiste) pressentait qu’il ne pouvait pas, ne pas y avoir de relation, entre l’assassin et sa victime. Un paradigme unitaire étant possible : crime = assassin + victime. Elle parvint à des résultats encourageants, mais fut freinée par l’étude de dossiers de très probables innocents condamnés. De surcroît le risque que ses travaux soient exploités en sélection professionnelle, et signe la fin des libertés individuelles, l’a décidé à cesser ses recherches.
Et nous y voila : L’élaboration d’une grille de correspondance spécifique aux élections Présidentielles. Cette grille est simple à élaborer. Compte tenu que, pour certaines analyses comparatives elle sera utilisée, notamment avec la grille générale d’occurrence, il est nécessaire de noter toutes les lettres, y compris répétitives, de nos Présidents élus, ce qui donne en % arrondi :
A =12 B =0 C =8,8 D =4,8 E =8,8 F =1,6 G =4 H =2,4 I =8 J =1,6 K =0,8 L =4 M =2,4 N =4,8 O =4,8 P =1,6 Q =1,6 R =8,8 S =8 T =4 U =3,2 V =0,8 W =0 X =0 Y =1,6 Z =0,8
A titre comparatif, grille d’occurrence des premiers ministres :
A =7,9 B =2,2 C =5,6 D =4,1 E =13,8 F =1,8 G =1,1 H =2,2 I =8,6 J =2,2 K =0 L =5,6 M =4,1 N =4,8 O =5,6 P =3,7 Q =1,1 R =10,8 S =4,5 T =0,7 U =5,2 V =1,4 W =0 X =0,O7 Y =1,1 Z =0
Remarque importante : Contrairement à l’analyse fréquentielle de Al Kindi, il ne s’agit pas, pour nous, de découvrir un mot ou une phrase, codé caché dans un texte.
En arithmologie, nous comparons des mots existants, le nom et le prénom, connus, identifiés, d’un candidat potentiel, à une grille d’occurrence spécifique, l’équivalent d’un contrôle : Ce qui justifie l’autorité du procédé.
Nota : Il existe, bien évidemment, dans la population, des noms et prénoms, favorables à une élection au poste de Président mais ces gens la, parfois même, ne s’intéressent pas du tout à la politique. Pour que les lettres, composant le nom et le prénom, entrent en résonance et prennent toute leur ampleur, il faut au minimum être candidat. En 1995 quelques présidentiables, de gauche comme de droite, n’ont pas cru judicieux de se présenter (défaut dans l’application du quaternaire : nous y reviendrons). A l’inverse Jacques Chirac, probablement par feeling, pratiqua le quaternaire (savoir, vouloir, oser, taire). La suite nous la connaissons.
