Morhisme & résonance
samedi 30 mai 2009 par 7numbers
QUELQUES EXPLICATIONS :
Le Nommé (ce qui est nommé), fait entrer objet et sujet dans notre conscience. Ce qui n’a pas de nom n’existe pas, comme une grotte qui n’a pas encore été découverte et donc qui n’a pas été nommée. Le Nommé se révèle parce que chaque lettre le constituant, entre en résonance avec la même lettre, déjà utilisée pour nommer, depuis longtemps. Le A d’aujourd’hui, entre en résonance avec tous les A d’hier, le B avec tous les B… le Z avec tous les Z… Mais une lettre, un mot, ne peut pas exister seul. C’est toujours l’inverse d’une chose qui fait exister cette chose et réciproquement, comme le chaud fait exister le froid.
Chaque lettre a donc son inverse.
Chaque lettre a également sa complémentaire.
L’alphabet doit être considéré comme une enceinte close. Chaque mot a obligatoirement des lettres manquantes.
Dupont n’est pas l’inverse absolu de Durand. Martin et Duchmol ne sont pas situés aux extrêmes et se font exister proportionnellement et mutuellement.
Pour qu’une chose existe, il faut pouvoir l’évaluer et pour ce faire, nous devons disposer en nous, d’une dose minimum de réalité qui va révéler le Nommé.
Celui qui ne connaît la faim que par des documents, n’a qu’une connaissance limitée. C’est d’avoir connu réellement la faim qui révèle ce que le Nommé a permis d’intellectualiser. C’est parce que les mots ont été attribués à des situations précises depuis très longtemps, qu’ils entrent en résonance et prennent leur signification.
Même dans une langue vivante, donc, qui évolue, le A d’aujourd’hui entre en résonance avec le A d’hier. Nous dirons que chaque lettre d’aujourd’hui vérifie chaque lettre d’hier.
L’entrée en résonance, lettre à lettre, reçoit un support dans lequel elle s’habille : le mot. Mais le A de chat, n’a pas la même entrée en résonance que le A de cheval. Le phénomène s’amplifie avec les noms et les prénoms. Si un nom commun ,par exemple un guillaume (outil de menuisier) entre en résonance ,lettre à lettre ,avec les lettres d’objets qui existent depuis longtemps ,la résonance ne sera pas la même si un candidat nommé Guillaume se présente à l’élection Présidentielle. Les lettres de Guillaume candidat entreront en résonance avec les lettres des Présidents déjà élus. L’aura est décuplée par le seul fait d’être candidat.
Exemple : un informaticien, recyclé en arithmologue, met au point un procédé pré-numérisé, pour les législatives. Deux mois avant le scrutin, il fait des projections, avec les candidats potentiels, mais non encore déclarés, sur l’ensemble du territoire. Sa performance sera entachée de 4 à 5 erreurs, sur les 577 postes. Avec le même procédé pré numérisé, notre arithmologue refait l’opération, deux semaines avant le scrutin, quand tous les candidats sont déclarés. Sa performance est dès lors de 100 %.
Il existe plusieurs sortes d’entrée en résonance. En mécanique, notamment avec un groupe de militaires, marchant au pas cadencé sur un pont, qui finit par s’écrouler. En électricité, avec le circuit oscillant. L’écho est une forme de résonance. L’intrication est une forme de résonance (deux particules sont éloignées mais, le seul fait de mesurer les propriétés de l’une de ces particules, détermine, simultanément, les propriétés de l’autre particule). Ce que l’on appelle le couple cavalier cheval, est une entrée en résonance. L’union musique danseur, est une entrée en résonance. L’artiste qui, sur scène, n’entre pas en résonance avec son public, ne peut pas faire carrière. Le charisme est une entrée en résonance. Un bébé qui imite un humain, entre en résonance (quelque soit l’age d’un bébé, il n’imite jamais une machine). Dans l’imitation, il y a deux phénomènes : la résonance motrice et la conscience de soi, qui se développe et s’entretient par résonance avec les autres. C’est la conscience de soi qui nous individualise…quand nous entrons en résonance avec les autres. Résonance également quand vous contemplez l’eau d’un fleuve ou les feuilles qui tombent d’un arbre, ou même un mandala. La foi est une entrée en résonance. L’amour est une entrée en résonance. Un bébé qui écoute la voix enregistrée de sa mère, entre en résonance avec sa mère mais, la même voix, repassée à l’envers de l’enregistrement, ne fait pas entrer le bébé en résonance et pourtant, le bébé ne connaît pas le sens des mots.
Le biologiste Rupert Sheldrake dans « la mémoire de l’univers », relate l’expérience suivante : Nous citons « Alain Pickering, psychologue, en Angleterre, utilisa deux paires de mots perses, réels et fictifs, écrits en perse (une écriture proche de l’arabe) Il testa quatre vingt étudiants, chacun ne voyant qu’un des mots. Il leur demanda de le regarder pendant dix secondes, puis de le dessiner de mémoire. Les reproductions furent ensuite comparées par plusieurs juges indépendants, selon diverses méthodes. Les juges, qui ne furent pas informés de la raison de l’expérience, ignoraient (de même que Pickering), quels étaient les mots réels. Il s’avéra que ceux-ci furent reproduits avec une plus grande précision que les mots factices.
En ce qui concerne la résonance morphique, citons Sheldrake : « Le concept de résonance morphique permet d’appréhender sous un jour nouveau un vaste éventail de phénomènes relevant de la chimie, de la biologie et de la psychologie ; il autorise par ailleurs, maintes prédictions » « Les champs morphiques sont eux même stabilisés par résonance morphique d’innombrables structures antérieures de mêmes types ». « L’hypothèse de la causalité formative suggère que la mémoire est inhérente à la nature ». « Du fait de cette mémoire cumulative, la nature des choses devient de plus en plus habituelle par répétition. Les choses sont ce quelles sont parce quelles furent ce qu’elles furent ».
Nota : Pour Djaeck « les choses sont ce qu’elles sont, parce qu’elles ne peuvent pas être autres. Elles sont intégrées dans l’ordre des choses ».
Pour Morrisson : « C’est l’ordre des choses qui traduit le parfait mouvement d’équilibre, d’ordre et de désordre ».
Et Sheldrake « Tous les humains puisent également dans une mémoire collective, qu’a leur tour, ils contribuent à façonner ».
Pour Girmiz « L’effet Wiener est partout, émergent » (rétroaction de l’effet sur la cause).
Et Sheldrake « Il est toutefois possible que nos souvenirs ne soient pas conservés dans notre cerveau ».
Pour Girmiz « Qui peut croire aujourd’hui que les informations nécessaires à la transformation d’un gland en chêne sont toutes stockées dans le gland ? ».
Et Sheldrake « les champs morphiques, façonnent les différents types d’atomes, de molécules, de cristaux, d’organisme vivants, de sociétés, de coutumes et de modes de pensée ». « Le processus par lequel le passé devient présent au sein de champs morphiques est nommé résonance morphique ». « La résonance morphique implique la transmission d’influences causales formatives à travers l’espace et le temps ». « Il est permis de considérer que les champs morphiques de tous les systèmes, renferment une mémoire inhérente, due à la résonance morphique de tous les systèmes similaires antérieurs ». « Le concept de résonance morphique suggère une interprétation nouvelle des rituels, coutumes et traditions, y compris celles de la science ».
Pour Wolkowski, le champ morphique est informationnel. Pour Sheldrake, il s’étend à travers l’espace et le temps. L’action d’un champ, aboutit à une organisation structurale. Un ordre est sous jacent, implicite.
Pour Djaeck, cet ordre est de même nature que la répartition des billes, sur le tableau à clous de Galton. Pour René Thom, il faut envisager la possibilité d’un champ sans énergie. A ce propos, Girmiz utilise l’analogie des ornières creusées par les roues d’un véhicule en terrain meuble : les roues des véhicules suivants ont tendance à glisser dans ces ornières, sans énergie.
Pour Sheldrake, les structures des systèmes passés, affectent les systèmes ultérieurs.
Pour Morrisson, sans résonance morphique, l’écriture et toutes formes de communication n’existeraient pas. Il est indispensable que chaque lettre, dans un contexte spécifique, entre en résonance avec la même lettre déjà en mouvement, dans un contexte analogue. La résonance est la condition sine qua non de la fonction de l’alphabet.
Un film, peut être présenté dans le monde entier, dans la langue de chaque pays et que cela paraisse vraisemblable. D’où la difficulté de créer une langue internationale ; et l’Espéranto, qui se voulait universel, véritable lien entre les hommes, a probablement échoué par absence de champ morphique.
Il serait à priori plus facile d’apprendre un dialecte oublié depuis des siècles que d’apprendre une nouvelle langue.
Noam Chomsky (du Massachusetts institut), parle de grammaire générative. Pour simplifier, la grammaire serait comme inscrite dans nos gènes, donc, l’apprendre serait en quelque sorte, la révéler. Si vous observez des enfants en bas âge, vous remarquerez qu’ils disposent en eux, de toutes les caractéristiques humaines : la jalousie, la peur, l’égoïsme, la comédie… et un fait vécu révèle, met en évidence, ce qui était comme en sommeil. La jalousie, la peur, …entre alors en résonance avec la situation et se révèle en se manifestant.
Avec le Nommé, nous sommes très attachés au langage. (Les lettres, composant le nom et le prénom du futur Président, entrent en résonance avec les mêmes lettres des noms et prénoms des Présidents précédents).
Le langage gestuel a probablement précédé le langage verbal, ce qui amplifie le phénomène de résonance. Un geste, utilisé pour exprimer une situation, en est le reflet. Le langage gestuel est comme inné : c’est l’équivalent d’un archétype. Si l’humain avait pu vivre de cueillette, son besoin de regroupement, donc, de socialisation, donc, de langage, aurait été moindre. Vivre en communauté implique de communiquer.
Pour chasser, il est plus efficace d’être en meute ; mais la chasse nécessite de communiquer. L’humain est tout à la fois, proie et prédateur. Quel animal, prédateur ou proie ? Volant ? Gros ? Dans quelle direction ? Un seul ou plusieurs ? Comment le cerner ? Comment s’organiser ?...
La communication, d’abord gestuelle et silencieuse sur le théâtre de l’action, doit être de plus en plus précise et l’organisation, c’est son principe, se met en place avant. Parfois la vie en dépend. La gestuelle doit être impérativement en adéquation avec la situation. Le langage gestuel, en particulier grâce aux mains libérées de leur rôle de pattes, permet une précision immédiate. Une grammaire gestuelle s’établit et ne peut pas être autre… Si le chasseur indique « à droite » avec une main et avec ses doigt « deux », cette grammaire est universelle, l’une des raisons qui permet aux langues d’être toutes traduisibles, les unes dans les autres.
C’est la verticalisation d’homo erectus (l’homme érigé) qui permet au pharynx de se développer en cage de résonance. L’humain ne transforme pas ses cris en paroles (d’ailleurs, en cas de surprise ou de peur subite, les cris refont surface) L’humain, grâce à la verticalité, vocalise. Le son accompagne le geste, se calque sur le geste, double le geste.
