Le un et le deu

samedi 30 mai 2009 par 7numbers

LES CROYANCES

Situation 2

Nous savons qu’une Unité s’écrit dans un seul et même paradigme, que l’ont peut résumer par, système de logique. Chaud et froid s’exprime dans le paradigme température ; lourd et léger s’exprime dans le paradigme poids…..Ce qui ne peut pas s’exprimer ainsi, n’est pas unitaire.

Les complémentaires ne sont pas unitaires. C’est le cas de : quantité et qualité, forme et fond, contenant et contenu, signifiant et signifié, tenant et aboutissant, implicite et explicite, juge et parti, pour ne citer que quelques exemples.

Les complémentaires sont des situations 2

Dés l’instant ou, un élément est exposé dans un paradigme et son complément ou autre, dans un autre paradigme, nous ne sommes plus dans l’unité mais dans la croyance, l’humour, la fantaisie, la créativité et, dés lors, toutes les propositions sont possibles, comme nous le constaterons avec des exemples que nous déconstruirons.

La rhétorique, la sémantique, la dialectique ; la casuistique et la logomachie, ne sont possibles que, parce qu’exposées dans plusieurs paradigmes.

Toute croyance est une situation 2 .Tout choix, comparaison, opposition, questionnement et autres impliquent une croyance.

Le 1, en tant que Essentiel, n’existe pas. L’existence est l’essence actualisée .Une grotte qui n’a jamais été découverte est en situation Essentielle, non manifestée .Elle devient Existentielle quand elle est découverte, quand elle existe au moins pour quelqu’un .Le bruit n’existe pas pour un non entendant.

Il n’y à pas d’existence autonome, d’existence en soi.

L’Existence nécessite une reconnaissance.

Pour se manifester, exister, la température, a besoin ou du chaud ou du froid .Et le chaud existe par rapport au froid qui lui-même existe par rapport au chaud.

Une œuvre d’art, qui reste enfermée dans un placard, n’existe pour ainsi dire pas et, si son créateur est mort, cette œuvre n’existera jamais.

Chaque situation, vécue ou revécue, constitue une expérience, c’est-à-dire, place l’individu en situation 2..

Exemple : j’assiste à un math (foot, boxe…), je peux difficilement être simple spectateur. Je dois prendre parti pour un tel, ou telle équipe. Pour s’individualiser par rapport à la société, l’humain est poussé à prendre position, d’émettre un avis, d’accuser, de choisir, de dénoncer …que des situations 2

Celui qui n’a pas d’avis, n’existe pas.

« C’est un être sans importance collective, c’est tout juste un individu » : L F Céline.

Si l’équipe A, que je soutiens, gagne, je suis valorisé même si je n’y suis pour rien. C’était mon choix ; j’existe alors par délégation, une situation 2. Si l’équipe A, que je soutiens, perd, c’est de la faute à l’arbitre ou à tel joueur ou à la malchance.

Un initié regarde le match, différemment .Il ne choisit pas une équipe ou un joueur .Il regarde et tait en lui ses émotions (le taire, appartient au quaternaire, que nous présentons en fin de cet opuscule) Mais le lambda réclame son 2, inconsciemment .Il confond la trajectoire avec le but et laisse déborder ses émotions pour tenter d’exister. Il tente d’entrer en résonance avec le jeu pour participer, exister. Le résultat final, le but, est en réalité un leurre .L’émotion meurt, une fois vécue. Le but est l’une des deux extrémités de la trajectoire .Le but indique la direction de la trajectoire mais n’est, en réalité, jamais vécu .Lorsqu’on parvient à l’extrémité de la trajectoire, soit celle-ci se termine, soit un autre but prend le relais. Nous vivons alors l’extrémité de la trajectoire mais pas le but.

Le but est un concept et non pas une réalité .Le but atteint valorise, d’où sa préférence par rapport à la trajectoire. A. Maslow, à mis en évidence, le besoin de valorisation des l’instant ou la sécurisation est assurée.

Il est judicieux de changer régulièrement de support pour éviter l’inféodation à une équipe, un joueur, un thème, une religion, un parti.

Si ma croyance en cours, m’inféode, je dois en changer .Par exemple, si je crois en dieu, je décide de passer mes vacances dans un camp communiste : Je vais expérimenter la dialectique communiste, la tenue vestimentaire, les intonations de voix, les regards convenus et supposés intelligents, bref, ce qui inféode à une croyance en général.

Le constat sera toujours dans un paradigme et les conclusions dans un autre paradigme, l’ensemble emballé dans un même paquet et livré en kit.

Les vérités sont celles que l’homme crée .Il n’y à pas de vérité en soi et cette prise de conscience, libère .Une vérité élaborée et présentée sans son cahier des charges, n’est qu’un leurre et, si ce cahier des charges est élaboré en kit avec la vérité, nous sommes en pleine croyance.

Un exemple : Le grand collisionneur de hadrons, construit près de Genève, doit permettre d’observer le boson de Higgs .Cette particule, inventée en 1964, est, devenue, parait-il capitale, pour la bonne compréhension de la matière. Cette particule, à été inventée par l’humain comme n’importe quel autre concept scientifique ou n’importe quel dieu. Le matériel permettant de détecter, donc de vérifier,ce collisionneur de hadrons à été spécifiquement mis au point pour cette fonction(même si d’autres recherches lui sont confiées ) Nous pouvons déjà considérer que ce boson sera détecté ; c’est une simple question de temps.

Inventer ce boson et l’outil pour le faire exister : nous sommes en pleine situation 2

Dans une loi, nous considérons au moins deux parties : une partie fixe, répétitive, déterminée et une autre partie, inféodée a l’espace temps, en interdépendance.


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